Pieds et poings liés par les lois françaises, la France se vide de son patrimoine par la Chine : Châteaux dans le Bordelais, Bourgogne…

Les Chinois protégés par les failles des lois françaises

Main basse sur plus de 100 châteaux dans le Bordelais

Main basse sur les terres agricoles françaises

Plus de 100 châteaux acquis par les Chinois dans le BordelaisEn Bourgogne, un Chinois a racheté le château de Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or) et son domaine viticole pour la somme de 8 millions d’euros, malgré une forte mobilisation des viticulteurs.

 » Acheter un vignoble, c’est pas cher…Pour 4 millions d’euros, tu peux avoir un domaine, alors qu’à Hong-Kong tu peux à peine espérer un petit appartement dans le Central de Hong-Kong « , déclare Li Lijuan agent immobilier chez Maxwell, Storrie, Baynes.  

L’achat des vignobles français par des Chinois depuis 2008 – 150 châteaux hissent déjà pavillon chinois – sous les applaudissements d’une élite lobotomisée, fière de l’attrait des produits français mais inconsciente du fait que ces produits vendus qui faisaient partie du patrimoine français ne sont plus français et surtout vont servir de tremplin à l’entrée en France à des prix compétitifs de vins chinois produits en Chine grâce au savoir-faire français acquis dans les terroirs français, n’est que le prélude à une pénétration de plus en plus profonde de la Chine dans l’agriculture française.  

Droit de préemption contourné

C’est ainsi qu’au début de 2016, les Chinois sont devenus propriétaires de 1700 ha de bonnes terres agricoles dans l’Indre, sans que la Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement rural, organisme créé en 1960 pour préserver les terres agricoles) puisse rien y faire, la loi ne lui permettant d’user de son droit de préemption que si 100% des actions de la société acheteuse est dans les mains étrangères et les Chinois ayant contourné cette disposition en laissant 2% des actions à un acteur français complice. Choqué, le monde rural a incité le gouvernement à faire voter une loi sur l’accaparement des terres agricoles en mars 2017, mais on ne sait par quel raisonnement bizarre, sous prétexte qu’il « porte une atteinte disproportionnée au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre », le Conseil constitutionnel en a invalidé l’article protecteur permettant à la Safer de préempter la terre en vente sans la condition des 100%. Cette faille dans la réglementation persévérant, c’est au tour de 900 autres hectares fertiles de l’Allier de tomber dans les griffes chinoises. Cette dernière vente, réalisée en novembre 2017 n’est révélée que récemment, causant de nouveau une vive émotion dans le milieu rural.

Laxisme des lois françaises : agriculteurs français dépossédés par les Chinois

Avides de foncier – dumping  » légal  » aidant – et prêts à payer le double et même le triple du prix du marché grâce à leur portefeuille bien garni, les Chinois pourront, si rien ne vient contrecarrer leur appétit prédateur, se rendre maître de toutes les terres agricoles françaises disponibles sous le nez et à la barbe des autorités. Et les jeunes agriculteurs français, faute de pouvoir soutenir la concurrence face à l’élévation subséquente des cours, ne disposeront plus de terres à cultiver et finiront par devenir salariés de patrons sans scrupules qui exploiteront leur productivité pour le seul bénéfice de la Chine, ou, pire, ils connaîtront le chômage si, profitant du laxisme des lois françaises, ces nouveaux patrons feront venir leur main-d’oeuvre directement de Chine comme c’est déjà commencé à la laiterie Synutra de Carhaix (un gigantesque complexe chinois occupant 16 ha inauguré en juin 2015) où les habitants constatent la présence de nombreux chinois en dehors de la dizaine de cadres prévus.

On sait combien pour un pays la suffisance alimentaire est primordiale et les surfaces arables précieuses. Protéger ses paysans et leurs instruments de travail, la terre, doit être un devoir impératif du gouvernement. La Chine elle-même, si prompte à se jeter sur les terres d’autres pays, interdit à tout étranger d’acheter de l’immobilier en Chine, fût-ce un simple m2. En réaction à la position du Conseil constitutionnel, des élus proposent une révision de la constitution pour y insérer un article préconisant l’effacement des intérêts individuels devant le bien commun. Il y a peu de chance que passe une telle proposition qui risque de servir un dictateur en des circonstances fâcheuses. Pourquoi ne pas simplement soumettre toute transaction de plus de 50ha à l’approbation des autorités et organismes concernés ?

DANG Phuong Nghi

Archiviste Paléographe

Contact : <dpnghi@gmail.com>

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