HSBC cheval de Troie de la Chine en Occident  » Les gangsters de la finance  » ARTE

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HSBC Cheval de Troie de la Chine en Occident

Arte a diffusé un documentaire de 1h30 intitulé  » Les gangsters de la finance  »  en décembre 2017 réalisé par Jérôme Fritel et Marc Roche, auteurs du célèbre film   »  » La banque qui dirige le monde Goldman Sachs « . Un film stupéfiant qui démontre la puissance incroyable de la banque britannique HSBC, empire financier au-dessus des lois. Son président, Stephen Green, est passé directement, fin 2010, de la présidence du groupe HSBC, qu’il occupait depuis 2006, à un poste ministériel dans le gouvernement de M. Cameron. Pour accéder à cette fonction de secrétaire d’Etat au commerce international et à l’investissement, responsable devant le Parlement, Stephen Green fut anobli par la pairie du royaume sous le nom de baron Green of Hurstpierpoint.

Via le blanchiment, fraude fiscale, corruption, manipulation politique… HSBC agit en Cheval de Troie de la Chine, un Dragon à mille têtes, en Occident.

Le Monde :Ce documentaire est passionnant de bout en bout. Mais le plus étonnant est sans doute le dernier ­volet consacré au rôle fondamental tenu par HSBC dans la stratégie agressive de la Chine en matière d’expansion économique. On y apprend, par exemple, comment George Osborne, ministre britannique de l’économie, fait pression pour favoriser l’arrivée de capitaux chinois à travers ses amis de HSBC. Car la banque est parfaitement positionnée pour s’occuper des sommes colossales placées dans les fonds chinois. « La Chine a les moyens de ses ambitions. Elle entend imposer sa propre devise, le yuan, dans la cour des grands et détrôner le dollar. Elle a une vingtaine d’années pour atteindre cet objectif », résume Marc Roche. Pour y parvenir, la Chine compte sur l’expertise, l’avidité et le cynisme de ses amis de HSBC.

Challenges : Le cheval de Troie de la finance chinoise

Protégée par Londres, la banque est désormais bénie par la Chine, comme le démontre la dernière partie du documentaire, sans doute la plus originale. HSBC a ainsi refusé l’aide du gouvernement britannique durant la crise financière. Elle a préféré se recapitaliser auprès d’hommes d’affaires hongkongais ayant fait fortune dans le commerce avec la Chine. « L’ancienne banque des trafiquants d’opium navigue sous pavillon rouge », affirment les auteurs. Les caciques du Parti Communiste lui confient son argent et la banque britannique sert de cheval de Troie de la finance chinoise, qualifiée de « trou noir des trous noirs ».

HSBC accompagne ainsi de nombreux investissements chinois en Europe. Le documentaire cite notamment l’exemple emblématique des deux réacteurs nucléaires d’Hinkley Point, financés par le Français EDF et le Chinois CGN, avec le soutien du géant britannique. En aidant en quelque sorte le PC chinois à devenir le banquier du monde, Marc Roche, ancien correspondant duMonde à la City de Londres, estime que « HSBC a fait entrer le diable dans la boîte ».

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