Mer Orientale : carrefour du commerce et de la géostratégie mondiale. La Chine joue ” fait accompli ” par la force

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Mer Orientale, carrefour du commerce

et de la géostratégie mondiale. 

RFI 14-11-2017 Le sommet annuel de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est s’achève ce mardi 14 novembre 2017 à Manille, aux Philippines. En coulisse, ce rendez-vous, auquel a partiellement assisté le président américain, a été l’occasion pour les vieux rivaux chinois et vietnamiens de mettre de l’eau dans leur vin concernant le lourd contentieux qui les oppose en mer de Chine méridionale, carrefour du commerce et de la géostratégie mondiale

Lundi, alors que les nations du sud-est asiatique discutaient à Manille dans le cadre multilatéral de l’ASEAN, le président chinois achevait pour sa part une visite bilatérale à Hanoï, au Vietnam. Dimanche, l’agence de presse officielle Chine nouvelle avait annoncé qu’un « consensus » se dégageait entre les deux vieux rivaux régionaux, quant à leurs revendications territoriales antagonistes en mer de Chine du Sud. Une information confirmée à l’issue du voyage de Xi Jinping.

« Maintenir la paix et la stabilité en mer de Chine méridionale »

Après ce rendez-vous, Hanoï et Pékin se sont en effet engagés par écrit, dans une déclaration conjointe, à ne prendre aucune « initiative » susceptible de « compliquer le conflit » qui les oppose dans cette zone maritime de l’Asie du Sud-Est, un carrefour majeur du commerce et de la géostratégie mondiale actuels. Un signe de bonne volonté notable, compte tenu des deux batailles meurtrières qui ont opposé la Chine et le Vietnam à ce sujet par le passé (1974, 1988).

Pékin et Hanoï l’assurent : ils sont d’accord pour « maintenir la paix et la stabilité en mer de Chine méridionale ». Cette zone, faite principalement de récifs coralliens sur lesquels sont construites des îles artificielles bardées d’équipements stratégiques, et donc potentiellement militaires, est historiquement disputée entre le Vietnam, la Chine, Taïwan, la Malaisie, les Philippines et Brunei. Chacun campe sur ses positions et dénonce les progressions des autres de longue date.

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